l’action des banques est-elle inquiétante ?

    dimanche 15 septembre 2013, par Jimv

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      Essayons avec l’achat d’une maison par un particulier à crédit.

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      Lorsqu’une banque accorde un crédit elle ne donne pas de l’or qui serait dans ses coffres ; elle crée l’argent qu’elle "prête" (et qui n’existait pas avant), en faisant simplement signer un papier à l’emprunteur.

    •  Ce papier dit en quelque sorte :
      • Moi, banque, je met le montant de votre emprunt pour l’achat de la maison sur votre compte (une simple écriture),
      • Vous pourrez payer votre constructeur en lui faisant un chèque.
      • En contrepartie vous devez me garantir le capital de cet emprunt (c’est l’emprunteur qui garantit ),
      • Et comme votre garantie que je viens de voir (hypothèque ) me fait courir un risque (vous allez voir pourquoi ) je peux vous accorder ce prêt moyennant le taux d’intérêts suivant que j’ai défini moi-même.
      • Si vous êtes d’accord : signez ou passez votre chemin !

      Tergiversations et négociations faites l’emprunteur signe et miracle !
      La banque ayant une reconnaissance de dette à son Actif la contrebalance par la même somme à son Passif (via le compte de l’emprunteur, qui lui a signé),
      Pof,Pof, la banque a botté en touche ,pas tout à fait.

      Forte de cette nouvelle somme inscrite dans ses comptes elle peut les prêter à nouveau en respectant la règle des réserves fractionnaires ( en gros 9 fois ce montant ) en faisant bien entendu signer à chaque fois une reconnaissance de dette.

      Cet argent créé de toutes pièces est détruit par le remboursement (Actif=Passif) d’où la nécessité d’octroyer toujours plus de crédits pour avoir de plus en plus d’argent soit-disant disponible.
    •  Si l’emprunteur ne peut faire face , il est mis en faillite, sa maison et ses biens sont vendus pour que le passif de la banque continue à égaler son Actif si cela n’y suffit pas il sera poursuivi à coups d’ATD et si cela n’y suffit pas encore ses héritiers,à sa mort, seront encore poursuivis (c’est l’emprunteur et ses héritiers qui paient).
    •  Si la vente des biens de l’emprunteur en défaut n’y suffisent pas, c’est une perte pour la banque et
      elle pourrait se retrouver à avoir, par cette faillite, prêté à d’autres plus qu’elle n’avait le droit.

      Tout ceci n’étant que des "flux" elle peut toujours se sauver en prêtant moins pour rejoindre son quota.

    •  Il faut éviter cela. C’est le rôle des taux d’intérêts qui viennent aussi à l’Actif de la banque pour compenser ce risque de "défaut" et équilibrer Actif-Passif (dans un monde idéal).
      Pour faire simple si 4% des emprunteurs sont statistiquement en défaut on applique un taux d’au moins 4% et le tour est joué.

      Mais que ce passe-t-il si la banque par inadvertance (ou cupidité) a minimisé le risque en ne prenant par exemple pas assez de garanties et que de ce fait elle croule sous une avalanche de défaut immobiliers ...

      Elle vend aux enchères (à la casse) de très nombreux biens (ruinant au passage les emprunteurs) et de ce fait, fait exploser le marché à la baisse ( plus d’offres que de demandes).
      Elle se sauve au mieux, quitte à brader pour minimiser ses pertes. C’est la crise des subprimes (de la faute du système financier, mais aussi des emprunteurs gogos).

      Venons en aux emprunts d’états ( les dettes souveraines)

      C’est la même chose. Il y a le papier de la reconnaissance de dette assortie d’un intérêt . (ce n’est plus une hypothèque mais une garantie de l’état ).
      Sauf que si nous achetons à titre personnel 2 ou 3 maisons dans notre vie, l’état lui emprunte tous les 15 jours et qu’un prêt ne présumant pas du passé (il est fait à la date de sa création) les banques se sont prémunies normalement et suivent (ou ne suivent pas) les recommandations des "agences de notation" qui elles tentent de donner une évaluation du risque instantané et donc du taux de risque applicable.

      Pour répondre

    •  " le risque est couvert " Je ne crois pas. Les taux ne couvrent pas la garantie du capital, ils visent à minimiser les risques de la banque... le Capital reste du.
    •  "il n’y a plus qu’à faire faillite" Oui, mais garantie de l’état, déjà sur son patrimoine... pourquoi pas imaginer qu’étant en faillite l’état sous la pression d’une banque lui vende la Tour Eiffel , ou La Poste ... Ou encore sur ses revenus ... nos impôts en particulier.

      Je ne suis pas assez "fort" pour aller au-delà sauf encore à dire

      • Ma banque (en qui j’ai confiance) est liée à d’autres banques (que je ne connais pas) et au bout toutes sont interconnectées dans une nébuleuse qui englobe tous les particuliers et toutes les entreprises du monde entier donc où je ne suis rien mais où je suis susceptible d’être le papillon de l’effet du même nom.
      • La seule chose horrible c’est que si la banque crée le capital lors de l’octroi du prêt, elle n’en crée pas les intérêts qui eux sont supportés intégralement par l’économie (privée ou publique) . C’est cela qui est ingérable.
        "L’argent Dette" de Paul Grignon (c’est une thèse dont vous pouvez discuter) : http://youtu.be/mC9rpRa8zlw

      Merci ( à mes maîtres qui m’ont donnés ce vernis) "à poil les banques" et de vos réponses et commentaires.)

      Ma vie a été chamboulée par ce système bancaire que je croyais juste : que néni !

      En une heure et demi, voilà une analyse Canadienne.

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