Sorgues -Pinpon- , Sorgues -PiPeau-...

    mercredi 17 décembre 2003, par Jimv

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      Des inondations dans ma ville c’est une "misére".

      - PinPon -

      j’ai vu : les pompiers, les agents de la mairie , des gens, plein de gens. J’ai vu la tristesse mais aussi cette lueur qui montre au fond l’énergie dans les regards de chacun... [1]

      J’ai vu : le canal de vaucluse plein à raz bord, la basse-ville envahie par les eaux, des grutiers et des pompes supplémentaires en action, l’Ouvéze en haut des digues, des pompiers et des gens de la mairie sur place... J’ai vu la Barthelasse puisque j’y ai été appelé.

      Ma fille ( rue Ducrés) est avertie de la crue vers 5 heures du matin par un pompier qui n’a pas dormi...

      j’ai vu, et pris sur le vif quelques photos :

      j’ai vu la puissance de l’eau et l’intelligence déployée par des hommes pour la contenir, à la limite de leurs forces. [1]

      - PiPeau -

      S2M dit qu’il n’y a que des incapables (sauf eux ?). Ils font la même photo que ci-dessus mais en cadrant en dehors des pompes installés ... ça permet de dire ensuite quelques "bêtises". [1]

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      document S2M
    •  S2M parle d’incapacité de pompage et laisse entendre que les autorités n’auraient rien fait... [1] Et si on regardait le panneau des travaux à la station de Pontillac ?


    •  Selon S2M certains habitants seraient "très étonnés qu’on leur ait permis d’acheter une maison ou de construire un logement dans des zones inondables (Badaffier, Lotissement La Verdière, Chaffunes...)"

      Un conseil à ces malheureuses personnes : Si vous avez acheté : vous avez un acte notarié. Renseignez-vous auprès de votre notaire, un plan de prévension des risques existe sur Sorgues depuis de nombreuses années : cela doit être stipulé dans les actes depuis cette parution. Pour les autres il faut "écouter la population quand elle avance des idées et des solutions souvent basées sur l’expérience et l’ancienneté de résidence sur la commune... " [1]

    •  S2M parle d’incapacité "face à ces phénoménes qui n’ont plus rien d’exceptionnels" ... ça, c’est mentir, effrontément face à une crue millenale.

      - une crue millénale -

      La crue du Rhône est qualifiée par la CNR de "millenale" avec une probabilité de retour de l’ordre de 350 ans. A cause de l’importance et de la durée des précipitations on a atteint des niveaux records tant en hauteur qu’en débit .La CNR parle de 13 000 m3/seconde à Beaucaire (c’est la capacité d’écoulement du barrage, avant la surverse). [1]

      2 textes de la CNR http://www.cnr.tm.fr

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      document presse/cnr
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      synthése crue 2003/cnr

      - une inondation ques aquo ? -

      (selon le site de port-saint-louis-du-rhône) [1]

      " L’inondation est la submersion d’une zone avec des hauteurs d’eau variables.

      Elle peut se présenter sous trois aspects :

    •  l’inondation de plaine : la montée des eaux est en général assez lente.

      L’inondation de plaine se répand lentement par débordement du cours d’eau ou remontée de la nappe phréatique (au-delà des digues de protection).

    •  l’inondation torrentielle, très rapide, est due à de violentes précipitations sur un bassin versant réduit ; elle affecte des rivières ou ruisseaux à lit étroit (et parfois asséché).

      L’inondation torrentielle, par la puissance et la vitesse de la masse d’eau, emporte tout sur son passage ; elle peut former des embâcles qui, par la suite, cèdent brutalement et augmentent l’aléa.

    •  l’inondation urbaine, ultra rapide, est provoquée par des précipitations importantes sur des surfaces imperméables. Elle se manifeste dans les voies à forte déclivité et aux points bas.

      L’inondation urbaine a les mêmes caractéristiques que la crue torrentielle mais elle se produit dans des zones habitées et par conséquent, elle est souvent plus meurtrière. "

       

      - Que faire ? -

      Subir et/ou ne pas respecter la nature ?

      on parle :

      • Réhaussement de digue [1].S’il y a une brèche la catastrophe est immense ;il y aura des procés (voir ceux qui ont opposés Chateaurenard et Avignon pendant des siécles). Ces digues dites "insubmersibles" le sont-elles vraiment ? Quid de l’écoulement physique des eaux ? ...

      ....

      • Dragage des fonds de riviéres [1]. Oui , jusqu’à quel point ? c’est la pente qui compte. Trop de dragage ou de canalisation ne ménent-ils pas à des effets de "chasse d’eau" ?
      • Pompage. [1] D’accord, mais pour rejetter où, avec quelles autorisations ? (chaque litre rejeté à Sorgues noit d’autant ou Avignon, ou Arles ou la Camargue, ou les trois.)

      Pas si facile. C’est pour cela que nous ne pouvons qu’encourager des spécialites tels que :Jean Castinel (spécialiste des pompes), Pierre Rogier (pour le bassin hydrographique de Sorgues) et Denis Soulier (pour les 2 mêmes raisons) à formaliser leur discours, comme base de réflexion. L’espace web ici leur est ouvert [1].

       

      - la piste hollandaise -

      Nul doute que la minimisation des risques d’inondations est pour eux vitale.

      Le grand ingénieur hydraulicien néerlandais Andries Vierlingh constatait déjà en 1570 que l’on ne pouvait dompter l’eau par la force. L’eau risque en effet de refluer avec une force décuplée. Vierlingh, auteur de l’ouvrage de référence "Tractaet van Dyckagie" (manuel de construction de digues) considérait l’eau comme un enfant impétueux que l’on se devait d’éduquer avec patience et détermination.

      Fidéles à ces principes de survie après six siècles de construction de digues, les Pays-Bas optent pour l’élargissement des lits des cours d’eau (Monique de Vries,secrétaire d’Etat aux Travaux publics). Le concept présidant à la gestion de l’eau de cette nouvelle ère reprend cette idée de Vierlingh, qui consiste à privilégier un niveau bas de l’eau plutôt qu’à rehausser les digues.

      "Il faut cesser de vouloir dompter l’eau et accepter la règle selon laquelle il s’agit de prendre et de donner". [1]


    •  Une explication compléte (compte rendu) sur le site

      www.sorgues.org

    •  Conseil municipal du 17/12/2003. ( Ceci est une transcription que j’ai entendu, cela n’a pas valeur de document officiel. jean-michel videau)

      Le dernier rapport à voter concerne une aide financière concrète de la ville pour aider les sinistrés, son montant est de 70 000 euros. Monsieur Milon la présente. Cette subvention est :

        • Sans conditions.
        • Elle sera distribuée par la Caisse Communale d’Action Sociale car seule cette institution a le pouvoir de distribuer de l’argent fiduciaire.
        • Elle vient en plus de toutes les autres formes de soutien.

      Madame Barbut fait les propositions suivantes :

      • Pour que les nouveaux arrivants à Sorgues puissent avoir des repères visuels, marquer sur les bâtiments publics la hauteur de cette crue.
      • Demande de cartographier l’étendue des inondations.
      • Dans le suivi des permis de construire, bien avertir que certaines zones sont désormais inondables.

      Monsieur Milon répond que ces propositions sont intéressantes, qu’elles seront étudiées. Il fait remarquer :

        • Des photos aériennes ont été prises pendant cette catastrophe et vont permettre d’en cartographier l’ampleur. Il ne s’agira pas ensuite de créer une obligation de non faire mais d’inciter à la prudence et à la responsabilité.
        • Aucune des maisons construites depuis 1986 n’avait été jusqu’alors inondée par l’Ouvéze. Certes certains quartiers avaient été inondés par des eaux de ruissellement ; depuis lors des travaux ont étés effectués et dans ce dernier épisode, ces eaux de ruissellement n’ont pas fait de dégâts ( malgré la violence des pluies), c’est l’ Ouvéze qui est en cause en particulier par remontée dans les grosses canalisations.
        • Plus généralement aucune construction qu’elle ait été autorisée par cette municipalité ou la précédente n’avait jamais été jusqu’alors inondée par l’Ouvéze.

      C’est donc bien l’Ouvèze qui pose problème car depuis 1975, pour ce qui est de Monsieur Milon, jamais elle n’avait été aussi haute, et c’est bien la prise en compte des risques liés à une possible submersion du pont ou à la rupture de digues qui ont fait décider de l’évacuation du centre ancien.

      De fait Bédarrides n’a pas été inondé par l’Ouvèze mais par les Seilles et la Sorgues. Seule notre cité a été inondée par l’Ouvèze à cause de l’apport en eau de ces affluents.

      Monsieur Milon rappelle à l’assemblée que chacun de ses membres a des responsabilités à être un élu sorguais et qu’ensemble il fallait faire en sorte que les habitants soient mis le plus possible en sécurité.

      Il termine avec l’intervention de Madame Barbut en affirmant qu’il est d’accord pour l’étude de ses propositions qui lui semblent honnêtes.

      Monsieur le maire clôture la séance en saluant les élus.Ce rapport concernant l’aide financière est voté à l’unanimité du conseil municipal.

      Monsieur Denis Soulier propose ensuite une réunion à tête reposée pour évoquer les problèmes liés aux inondations et les solutions envisagées. Monsieur Milon prend cette proposition comme concrète et raisonnable et il l’accepte

      remerciements aux élus (A.Milon)
      conseil municipal du 17/12/2003 (Extrait) Vote à l’unanimité.

       

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